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SCROBSAC

SCROBiculaires de la Somme, de l’Authie et de la Canche : évaluation des stocks exploitables

Le projet SCROBSAC (SCROBiculaires de la Somme, de l’Authie et de la Canche : évaluation des stocks exploitables) a pour objectif de réaliser une évaluation des gisements de lavignons ou scrobiculaires (Scrobicularia plana) dans les trois estuaires picards (i.e. Somme, Authie et Canche) dans le but d’une exploitation commerciale par les pêcheurs à pied professionnels.

Depuis de nombreuses années, aucune évaluation des stocks exploitables de lavignons, encore appelées scrobiculaires, n’a été réalisée à l’échelle des trois estuaires picards pourtant reconnus pour accueillir cette espèce commerciale recherchée. La dernière évaluation réalisée par le GEMEL en 2011-2012 faisait état de 102 tonnes exploitables en baie de Somme Nord pour des individus de taille supérieure à 40 mm (i.e. taille légale de capture). Cette étude avait également démontré que la taille légale de capture pouvait être modulée si l’espèce s’était reproduite plusieurs fois assurant ainsi la pérennité des stocks. Elle recommandait donc une exploitation des individus âgés de plus de 7 ans ou plus soit d’une longueur d’environ 30 mm. Ainsi, des stocks de lavignons beaucoup plus importants pouvaient être exploités en baie de Somme : 294 tonnes en Baie de Somme Nord et 451 tonnes en baie de Somme Sud. D’après cette même étude, 6 tonnes étaient disponibles en baie d’Authie mais les stocks étaient en train de se reconstruire ; une dizaine d’années apparaissant nécessaires pour retrouver des stocks intéressants à exploiter pour les pêcheurs à pied professionnels.
Partant de ces constats, le GEMEL, reconnu à l’échelle régionale et nationale pour l’évaluation des stocks de bivalves exploitables et notamment pour les coques (i.e. Cerastoderma edule), propose de réaliser une évaluation des stocks de lavignons exploitables à l’échelle des trois estuaires picards en 2020. A l’heure actuelle, 49 pêcheurs à pied détiennent une licence pour l’exploitation de cette espèce. Si une exploitation des lavignons est envisagée, cela permettra de diversifier les ressources halieutiques exploitables pour les pêcheurs à pied professionnels et potentiellement d’augmenter le nombre de licences pour les professionnels intéressés par ce coquillage dont le prix de vente est de l’ordre de 10€/kg en poissonnerie.