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L’évaluation des ressources en invertébrés exploitables sur la zone des trois estuaires picards

Contexte et objectifs

Le littoral des trois estuaires picards est un milieu extrêmement riche au regard de sa diversité floristique et faunistique.

Mais la pêche à pied qui y est pratiquée concerne peu d'espèces (essentiellement les salicornes, les asters et les coques). Dans le but de maintenir une population de pêcheurs élevée avec des revenus acceptables, il est nécessaire de diversifier les espèces pêchées.

Résultats

C'est pourquoi une évaluation des ressources en invertébrés exploitables au niveau des trois estuaires picards a été initiée en 2011 dans le cadre du stage d’Audrey Bouvet 1 pour les crabes et de Thomas Tellier2 pour les verouilles. L'essentiel des prospections a été accompli durant le stage de Master 2 d’Elen Perrot 3.

Les zones où les crabes sont trouvés en grande quantité correspondent aux secteurs riches en obione à l’entrée de la baie ou à proximité d’une grande filandre. Il n’est pas envisagé une exploitation dans les filandres mais au large en pêche embarquée afin d’alimenter en matière première les transformateurs de Capécure. Le stock exploitable en crabes verts est estimé à 673 t en baie de Canche, 197 t en baie d’Authie et 208 t en baie de Somme.

En ce qui concerne les verouilles, 3 zones peuvent être distinguées dans chaque estuaire :

  • les zones de vase souvent immergées avec de très fortes densités,
  • les zones de sable stable et de vase rarement immergées avec de faibles densités
  • les zones de sable mobile et de vase rarement immergées avec de très faibles densités.

Les zones exploitables correspondent donc aux filandres de vase souvent immergées. Ces dernières couvrent une superficie de 37’845 m2 en baie de Canche, 223’196m2 en baie d’Authie et 1'870’233m2 en baie de Somme. Dans ces zones, seuls les vers de plus d’un an sont exploitables (figure 19).

Prospections complémentaires

A l'issue du travail mené par Elen Perrot, il ne restait qu'à effectuer quelques prospections complémentaires qui ont eu lieu en 2013 pour affiner l’estimation de la fraction commerciale du stock biologique, secteur par secteur, selon une méthodologie qui a été testée en 2012.

Des prospections complémentaires ont également eu lieu en 2013 afin d'achever la carte de répartition des scrobiculaires dans les filandres de la baie de Somme sud.

Figure 19 : Fréquence d’âge des verouilles dans les estuaires picards.