Sciences participatives

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Le programme COMORES

Cycle et Origine de la Matière Organique du Réseau trophique de l’Estuaire de la Somme.

Objectifs

Ce programme cherche à combler les lacunes identifiées dans notre connaissance du cycle de la matière organique en baie de Somme.

Il vise donc à déterminer l’origine et le devenir de la matière organique, c’est-à-dire de la matière originaire du vivant, qui transite au sein du réseau trophique de la baie de Somme.

Une bonne connaissance de ce réseau est en effet indispensable pour une gestion durable de cette baie qui est au cœur de multiples usages, tant pour l’Homme (tourisme, pêche, chasse, élevage, pratiques sportives, …) que pour bon nombre d’espèces.

Ce programme a été sélectionné dans le cadre du Programme Opérationnel Compétitivité cofinancé par le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional), grâce à l'Union Européenne,  la Région Picardie et le Département de la Somme. Découvrez les projets FEDER sur le site www.ec-europa.eu.

L'Europe s'engage en Picardie. Retrouvez la liste de tous les programmes ainsi financés en Picardie sur le site http://www.picardie-europe.eu.

Un programme décliné en 11 actions

Action 1 : évolution des paramètres environnementaux abiotiques

L’action 1 a permis de retracer l’évolution des paramètres environnementaux abiotiques de 2003 à 2013 :

  • vitesse et direction du vent, qui jouent un rôle par exemple dans le niveau de recrutement et la survie d'organismes à cycle bentho-pélagique comme les coques,
  • nébulosité, qui influence par exemple la production primaire des végétaux halophytes,
  • température de l'air, qui est déterminante par exemple dans le cycle de reproduction des mollusques,
  • précipitations, qui peuvent par exemple moduler les apports fluviaux.

Ces paramètres influencent donc la dynamique des populations présentes, les apports en baie et par conséquent le cycle de la matière organique.

Action 2 : répartition des végétaux

L’action 2 est dédiée à l’actualisation de la carte de répartition des végétaux dont la dernière datait du programme PICCEL en 2006.

Une partie des relevés a été effectué en 2012 dans le cadre d’un stage 1.

La suite de cette action, notamment des relevés de végétation, est en cours de finalisation.

Action 3 : répartition des invertébrés

L’action 3 vise à actualiser la carte de répartition des invertébrés. La méthodologie a été définie en 2012 et mise en œuvre à l'automne 2013.

Elle s'est particulièrement attachée à définir la répartition des invertébrés étudiés dans les autres actions comme par exemple les Pygospio elegans qui forment de grandes banquettes en baie de Somme.
Ces banquettes semblent en régression par rapport aux années précédentes.

Dynamique de populations d'invertébrés

L’action 4 cherche à établir la dynamique de populations des principales espèces d’invertébrés.

Cette action a fortement mobilisé plusieurs bénévoles, stagiaires et salariés depuis janvier 2012. Les échantillonnages se sont poursuivis jusqu’en avril 2013.

Figure 1 : La dynamique de population de 12 espèces d’invertébrés est étudiée dans le cadre du programme COMORES.

La figure 1 présente les différents sites suivis, les espèces cibles et les fréquences d’échantillonnage.

Les données acquises dans ce cadre ont déjà été mobilisées pour répondre aux interrogations des pêcheurs et de différentes administrations quant à l’évolution du gisement de coques. C’est en effet par le biais de ces suivis qu’il a été possible de déterminer les dates de ponte, de quantifier les mortalités des coques sur le gisement principal de la baie de Somme (figure 2) et de simuler la croissance de ces bivalves.

Figure 2 : Evolution de l’abondance de Carcinus maenas par unité d’effort de pêche dans le port de Saint-Valery-sur-Somme.

Les suivis menés dans le cadre de l’action 4 de COMORES ont également permis de définir les périodes de migration des crabes verts dans l’estuaire (figure 3), ou bien encore d’appréhender les différences de croissance de la verrouille en fonction de la nature du substrat (figure 4).

Figure 3 : Croissance de Nereis diversicolor en baie de Somme d’après les données du 1er semestre 2012.

La dynamique de population de Nereis diversicolor en baie de Somme d’après les données du premier semestre 2012 est présentée dans le rapport de stage d’Elen Perrot 2.

Suite à son stage, le travail a été poursuivi grâce à l’aide d’Aurélie Damis, qui a présenté les activités qu’elle a mené dans ce cadre dans son rapport de stage 3.

Figure 4 : Cloche utilisée dans le cadre de COMORES à Saint-Valery-sur-Somme.

Action 5 : production annuelle végétale

L’action 5 a permis d’établir la production annuelle des principales espèces végétales en 2013 selon un protocole qui a été validé en 2012.

Action 6 : production instantanée

L’action 6 vise à établir la production instantanée de différents organismes ou groupes d’organismes à l’aide de cloches permettant la mesure des flux de CO2.

En 2012, le matériel a été adapté (rehausse pour une utilisation avec une végétation haute) et des essais de mise au point réalisés. Les mesures et leur exploitation ont été réalisées en 2013.

Le rapport est en cours de finalisation.

Action 7 : régime alimentaire des poissons

L’action 7 est relative aux poissons.

Des prélèvements ont eu lieu en 2012 et en 2013 afin de caractériser le régime alimentaire des espèces rencontrées.

Les analyses et la synthèse sont en cours de finalisation.

Action 8 : modèle trophique du Phoque veau-marin

L’action 8 est consacrée au modèle trophique du Phoque veau-marin qui est l'un des grands prédateurs en baie de Somme.

Caroline Normand a travaillé en 2012 sur le sujet. Antoine Meirland est en train d'achever ce travail qui met en lumière de nouveaux besoins de connaissances. Différents modèles, notamment bioénergétiques, ont été paramétrisés en tenant compte de la structure démographique de la population de Phoca vitulina (figure 5). Les résultats permettent de dissocier l’action des phoques sur les différentes espèces, ou du moins familles, de poissons.

Les premiers résultats sont présentés dans le rapport de stage de Caroline Normand 4.

 

Figure 5 : Comparaison de l’évolution de la biomasse de poissons consommés par Phoca vitulina en baie de Somme selon différents modèles (chaque couleur correspond à un modèle différent).

 

Action 9 : la matière organique dans la chaîne trophique

L’action 9 a permis de réaliser des dosages d’isotopes stables et d’acides gras pour tracer le devenir de la matière organique entre chaque maillon de la chaîne alimentaire.

Les échantillonnages ont été réalisés à raison d’une série par saison. Différentes matrices (invertébrés, plantes, sédiment et eau) ont été analysées. Les analyses proprement dites sont réalisées par des équipes du MNHN et de l’UPJV.

Action 10 et 11 : synthèse et communication

Les actions 10, la synthèse du programme, et 11, la communication, sont naturellement des actions qui seront surtout menées en fin de projet.

Néanmoins, la communication a déjà commencé sur ce projet à partir des premiers résultats et COMORES a été l’occasion de réaliser plusieurs actions de sciences participatives, avec par exemple 37 sorties ou ateliers proposés aux adhérents en 2012.

 

Retrouvez bientôt sur cette page l'ensemble des rapports d'étude.